Le 21 novembre 2009, lors du Salon du livre de Montréal, j'ai eu l'agréable surprise de recevoir le Prix de la bande à Mœbius pour une suite de poèmes, intitulée «Le nouveau temps du verbe être», parue dans le numéro 121 (thème: La peau) de la revue Mœbius.
Le jury du prix était composé cette année de Luc LaRochelle, France Mongeau et Marie-Ève Poulin.
Le Prix de la bande à Mœbius récompense le meilleur texte paru durant l’année dans la revue Mœbius.
Les autres finalistes étaient: Annie Cloutier, pour «Jutte et la guerre» (numéro 120), et Hugues Corriveau, pour «À fleur de peau» (numéro 121).
Le jury a également accordé une mention spéciale à Martin Grange pour «The Blue Buddha Express» (numéro 121).
À l'occasion de la remise du prix (500 $), lors d'une cérémonie au Salon du livre, j'ai fait lecture de mon texte.
Dès sa parution, ce recueil de poésie est devenu Coup de cœur dans les librairies Renaud-Bray et s'est valu les éloges unanimes de la critique. Pour lire le texte intégral de chaque critique, cliquez sur l'icône à la droite de l'extrait.
Vous pouvez lire des extraits du recueil en cliquant sur l'onglet «Poésie», dans le menu à droite.
Avec dixhuitjuilletdeuxmillequatre, une langue dont l'expérience exigeante convainc s'allie à une intelligence sensible et rare. Un grand livre, et la signature nerveuse d'un authentique poète.
Jean-Philippe Bergeron, ICI (17 juillet 2008)
Romancier, auteur jeunesse et poète avant tout, Roger
Des Roches travaille depuis 1969 à une oeuvre dont la force n'a d'égale
que sa singularité. Après le magnifique Nuit, penser (2001,
prix du Festival International de la Poésie de Trois-Rivières), une des
oeuvres les plus dépouillées de l'auteur, celui-ci nous offre ici un
titre qui s'inscrit d'emblée parmi les ouvrages phares de l'année,
voire de la décennie. Rien de moins. Une somme d'une autorité naturelle.
Benoit Jutras, Voir Montréal (14 août 2008)
Tout est là dans ce livre magnifique. L'émotion prend
le cœur, le charge de pensées douloureuses mais combien libératrices.
Il faut qu'au centre des des poèmes parfois les larmes soient des mots,
simplement des mots: «J'étais Roger dans l'île de la douleur / qui dit nonnon / qui serait libre enfin».
Hugues Corriveau, Le Devoir (27 septembre 2008)
D'où vient que le refus du pathos rend plus poignante encore cette expérience d'écriture, je ne saurais le dire. Mais chaque fois que le poème vient à toucher du doigt les mots mort, mère, fils, il nous restitue, au sens corporel du terme, la vérité ingrate du poème: «J'avais besoin de sa mort prochaine. / J'avais j'étais honte et amour.»
Jaques Paquin, Lettres québécoises (no 132, hiver 2008)
[...] Orphelin a 54 ans, stupéfait de sa propre douleur, le fils survivant écrit, dans un grand cri d’amour, de peur et de honte, une série de poèmes où les souvenirs et les pensées se bousculent. Le style est à couper le souffle, au propre comme au figuré, c’est vertigineux, et beau et triste à la fois. Des images empruntées au catholicisme confèrent une dimension sacrée à cette œuvre magistrale. [...]
Manon Trépanier, La librairie francophone (émission diffusée sur France Inter - 29 nov. 2008)
C'est un livre immense. Un tout petit livre, pourtant. C'est de la poésie. Pure. Et dure. Et triste. Tellement triste. Tellement, tellement tendre. Tellement, tellement belle. C'est une ode à la mère, qui meurt, qui s'éteint, étrangère.
Danielle Laurin, Elle-Québec (décembre 2008)
Et, sur le site Internet de Radio-Canada, Danielle Laurin revient avec cette critique:
C'est troublant, touchant. Il y a là une authenticité qui prend aux tripes. Et une puissante force d'évocation, une maîtrise de l'écriture hors du commun. Une dureté, aussi. Pas d'apitoiement, non.
Danielle Laurin, Radio-Canada.ca (15 décembre 2008)
La mort de la mère, c'est un tremblement de terre. Pour résister ne restent au poète que ses mots. Il se souvent «de la couleur du jour de la chambre» et, comme on ne peut revenir en arrière, il entend l'appel de la vie et consent à une nouvelle naissance. Cette douleur, singulière et universelle, nous rejoint profondément.
Monique Roy, Châtelaine (mars 2009)
Rarement aura-t-on vu poésie aussi intense... Trente-sept petites pages, vingt-quatre poèmes seulement, des vers brefs pour la plupart, mais des centaines de trous noirs dans la langue, tout comme dans le dédale mensonger d'une expérience qu'on préférerait ne pas avoir à regarder. [...]
Monique Deland, Mœbius (no 121, printemps 2009, extrait)
DIXHUITJUILLETDEUXMILLEQUATRE MÉRITE LE TOUT PREMIER PRIX CHASSE-SPLEEN !
C'est avec un plaisir immense (et beaucoup d'émotions refoulées de peine et de misère) que j'ai reçu, le vendredi 21 novembre 2008, au Salon du livre de Montréal, la toute première édition du prix Chasse-Spleen.
Ce prix m'est très spécial — et, d'ailleurs, peut-être se révèle-t-il unique dans le monde — en ce qu'il m'a été donné par un grand nombre de mes pairs (72 personnes du milieu, écrivains, critiques, etc.). Cliquez sur l'icône plus bas pour prendre connaissance de ce que Catherine Lalonde, Jean-François Poupart et Kim Doré ont lu ce soir-là.
Entouré d'une belle bande d'amis. (Photo: Véronique Cyr)
Et, en ce dimanche 7 décembre 2008, La Presse me fait un joli cadeau, alors que la première page du cahier Lectures présente un dossier «Découvertes». J'en suis, pour dixhuitjuilletdeuxmillequatre et le prix Chasse-Spleen de poésie, dans une belle photo (de type «groupe soft rock»), puis, à la page 2 du cahier, dans un bel article-entrevue de Jade Bérubé. Cliquez sur les images à droite pour les voir en plus grand format.
Pour m'écrire, cliquez sur cette image...
Dernière mise à jour : 31 décembre 2011 Ajouts à: ACCUEIL
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