La poésie, c'est depuis 1965, après la découverte du premier recueil du poète Denis Vanier, que je m'y consacre presque exclusivement. C'est en poésie que j'ai fait mes premières armes et que j'ai appris... à écrire! Beaucoup de plaisir, beaucoup de frustrations (au Québec comme ailleurs, la poésie est le «parent pauvre» en littérature), mais je ne serais pas où je suis, aujourd'hui, en littérature jeunesse, sans ces 40 ans d'écriture poétique!
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Mes cinq plus récents recueils de poésie: La réalité (1992), Éditions les Herbes rouges -- Grand prix de poésie du Journal de Montréal -- Le début d'un nouveau «cycle» poétique.
Le propriétaire du présent (1996), Éditions les Herbes rouges -- À lire surtout, à mon avis, pour la section «L'enfant». Nuit, penser (2001), Éditions les Herbes rouges -- Grand prix du festival international de poésie de Trois-Rivières. Le verbe coeur (2002), la courte échelle -- Une commande: relever le défi d'écrire de la poésie pour ados qui tienne le coup!
dixhuitjuilletdeuxmillequatre (2008), Éditions les Herbes rouges – le p'tit dernier, celui dont je suis sans doute le plus fier.
Pour ceux qui voudraient entreprendre un voyage dans le temps et s'initier à la poésie des années 70 et 80 (la mienne, du moins), les deux premiers ouvrages à gauche: «Tous, corps accessoires» -- poésie et prose, 1969-1973 (1979), Éditions les Herbes rouges -- La première rétrospective de mes oeuvres, qui comprend les recueils initiaux (de Corps acccessoires à Space-opera (sur-exposition)) et plusieurs textes inédits. Le coeur complet -- poésie et prose, 1974-1982 (2000), Éditions les Herbes rouges -- Seconde rétrospective, qui comprend les recueils de poésie et les proses de Reliefs de l'arsenal à L'imagination laïque.
Et enfin, parce que ça m'amusait de l'insérer ici, mon tout premier recueil, dont certains poèmes ont été écrits en 1968, Corps accessoires (1970), Éditions du Jour. Eh oui, l'exemplaire, il ne m'en reste plus qu'un, est passablement jauni! Lorsque le livre avait paru, j'étais sûr que la notoriété était à portée de main et que, très bientôt, l'on me reconnaîtrait sur la rue: «Regarde! C'est Des Roches, le célèbre poète!» Tel événement n'est jamais survenu...
Le nouveau temps du verbe être
Ce nouveau recueil de poésies, qui devrait paraître au printemps 2011 aux Éditions les Herbes rouges, est issu des textes publiés dans la revue Mœbius 121, dont la rédaction a débuté en juin 2008, à Paris.
Ces poèmes se sont écrits lentement, très lentement. Non qu'ils aient été douloureux à écrire, mais bien qu'ils cherchaient à «retrouver» la douleur, le désarroi, le doute, la solitude soudaine des jours et des semaines qui ont entouré la mort de ma mère.
Né de parents vieux, fils unique d'une fille unique, fils d'un père que sa famille tenait au loin, presque comme un étranger, je n'ai à peu près pas connu mes oncles, tantes, cousins, cousines. La plupart sont décédés aujourd'hui. Je suis sans famille «de sang». À la mort de ma mère, je suis donc devenu (le 18 juillet 2004, justement) seul témoin de mon passé, seul locataire de ma mémoire. Il me reste quelques photos, quelques souvenirs, c'est tout.
Le passé comme paysage de plus en plus ambigu, inatteignable. Le passé comme fiction absolue.